
Pour jouer correctement au poker, il faut savoir être patient. Mais comment être patient lorsque sa main a été catastrophique durant trois tours de table avec une perte considérable ? Le secret est de savoir tirer avantage de ses faiblesses. Durant ces trois tours, par exemple, il aurait été possible d’assimiler quelques informations inutiles à première vue mais essentielles pour la suite du jeu. L’information est la base de la victoire en sachant qui est son adversaire, on conçoit mieux sa façon de jouer. De ce fait, ses actions deviennent prévisibles et le combat est moins rude, pour ne pas dire gagné d’avance. Il faut, tout d’abord, rester concentré pour ne pas être importuné par des distractions passagères.
Comment perd-on sa concentration au poker ?
La fatigue.
La perte de concentration peut survenir n’importe quand et peut être le produit d’un acte extérieur. La disposition physique et morale, par exemple, influe beaucoup sur un joueur même si celui-ci n’en est pas conscient. Il est difficile de rester concentré lorsqu’on a sommeil ou lorsqu’on est fatigué. De même, il est presque impossible de bien jouer lorsque le cœur n’y est pas. De ce fait, il faut connaître ses dispositions avant de jouer.
L’alcool.
La prise d’alcool en cours de jeu ou même avant le jeu est aussi catastrophique. L’alcool atténue la perception des évènements qui se produisent, une action peut se passer sans que le joueur ne s’en rende compte car il n’a pas capté l’information à temps. Son temps de réaction est aussi rallongé, ses réflexes ne sont pas aussi bons que lorsqu’il est sobre et parallèlement, son jeu est de plus en plus médiocre. Il faut donc éviter de succomber à la tentation de se la jouer James Bond dans Casino Royal en commandant une « vodka-martini-au-shaker-pas-à-la-cuillère » et rester concentré sur sa table à observer le jeu et les réactions des autres joueurs suivant leurs mains.
La distraction.
La distraction est aussi un facteur incontrôlable. Que ce soit pour les jeux en ligne ou les jeux physiques, les distractions ne manquent pas. Les adversaires le savent et feront tout pour que le niveau de l’attention baisse. Il faut donc rester vigilant et observer ce qui pourrait être utile pour les prochains jeux.
Les facteurs indirects.
Entendons par là les évènements dans le jeu, quand la malchance s'en mêle. Dans une partie, il y a toujours un moment ou la main à jouer est catastrophique. Il faut alors faire un choix : payer pour le flop ou se coucher pour éviter une perte ? Le calcul des probabilités en tête, il faut se décider et vite ! Chacun fera le choix le plus judicieux à ses yeux mais la question n’est pas là. Ce schéma de jeu a tendance à se répéter et donc fini par fatiguer intellectuellement. Au final, l’ennui s’installe et le joueur ne raisonne plus correctement. Pour faire face à ce genre de problème il doit être en mesure de se déconnecter à un moment donné, de se calmer pour ne pas céder à la tentation de faire un all-in à la première main juste parce que c’est la première fois depuis quelques tours de table, qu’il a des cartes relativement bonnes.
Comment rester dans le jeu ?
Exercices de concentration.
La concentration peut être améliorée mais pour cela il faut s’exercer. Il faut d’abord se concentrer sur un champ restreint. Prendre des notes améliorera aussi la concentration lors d’un événement. Il sera plus facile de s’en rappeler plus tard, à la relecture des notes, par exemple. Avec le temps, le joueur augmentera son champ et pourra être perméable aux autres informations qui sont transmises autour de lui. L’analyse de la situation se fera plus rapidement et il lui sera possible de répondre aux sollicitations sans trop se dépenser.




